mardi 11 novembre 2014

Témoignage: mon expérience de travail avec les handicapés



Bonjours/salam,

  je me disais qu'il serait peut-être intéressant de parler de ce travail assez spécial.

   Tout d'abord, il est important de connaître les sortes de travail  avec lesquels on est à l'aise. Il y a du travail physique, intellectuel, social, ect. travailler avec les handicapés regroupe 2 choses: avoir une capacité au niveau social et physique.

  C'est un travail parfois dévalorisé à notre époque, mais croyez-moi, j'ai connu une personne plus mathématique (intellect), qui a du mal avec la patience qui m'a dit: jamais je serais capable de faire ce que tu fais. Et au niveau des possibilités d'emplois, la population au Québec est vieillissante, la demande est donc forte.

  Et oui, il faut se sentir assez en confiance s'il arrive un incident ou un accident. Si la personne tombe et pèse une tonne, que ferez-vous? Si elle s'étouffe, ce qui arrive parfois avec les problèmes de coordinations, serez-vous capable lors de cet instant de panique de vous rappeler vos cours de rcr? Si la personne sort sans avertir, ce qui peut arriver lorsque la personne est confuse, par exemple, lorsqu'elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer, saurez-vous convaincre la personne avec douceur de retourner dans l'établissement? Parfois en vieillissant et avec une ou plusieurs maladies, la personne a des émotions instables, sauriez-vous faire face à une crise de colère? Dans ce métier, il faut avoir de la force physique, de l'amour pour l'être humain, savoir agir par instinct et intuition, savoir comment entrer en contact avec la personne de la bonne façon.

  Bien sûr, on ne peut être parfais, moi j'ai vu des préposés aux bénéficiaires parler à des personnes âgés comme si c'est des enfants, essayer de contrôler, parler dur. Bon, les préposés ne sont pas les seuls, j'ai vu cela aussi chez des infirmières. Mais, dans quel époque vit-on? C'est des emplois ou il faut tout d'abord aimer son métier, ou il faut aimer aider les autres, se sentir gratifier par l'aide et le réconfort que l'on apporte. Si on fait cela pour l'argent, ou que l'on est fatigué par les longues heures un peu éparpillés, ou que chez vous ça ne va pas du tout, ce n'est pas le problème du bénéficiaire, il n'a pas à subir vos états, c'est le même principe avec les enfants, qui sont aussi considérés comme la clientèle affaiblit. De montrer son côté humain aux autres, crée un un sentiment de sécurité, d'écoute, un atmosphère plus détendu.

  Et que dire des handicapés, parfois c'est de naissance, d'autre c'est en cour de route que leur état s'est dégradé. Cela reste que c'est des humains, et ils sont tous aussi fascinants et complexes que vous et moi le sommes.Beaucoup sont intelligents, et vivaient une vie comme vous et moi, ils travaillaient, conduisaient, avaient une famille. Les causes qui conduisent à un handicap, donc à une perte d'autonomie, sont nombreuses: sclérose en plaque, ataxie, accident, ect Quoiqu'il en soit, ils ont les même besoins que nous: se laver, manger ect. Mon rôle est donc d'aider là ou ils ne sont plus capable comme avant, et de veiller à leur sécurité, tout en leur laissant le plus d'autonomie possible. Cette perte d'autonomie est souvent mal vécu, et ils sont souvent plus gêné que vous. Imaginez, plein d'inconnus qui entrent chez vous, parfois décident à votre place, voient votre corps nue lors des bains. Souvent j'aide des gens qui ont plus de vécu que moi, et cette situation est souvent mal vécu, une petite jeune qui vient m'aider! Je suis beaucoup moins dérangé que eux peuvent l'être, mais leur estime de sois est quand même affecté.

  Quoiqu'il en soit, j'aimes ce travail, car c'est très humain, et on sent que l'on fait du bien aux autre, souvent ces gens sont enfermés dans la solitude, et quand j'arrives, ils sont tout simplement content d'avoir une compagnie. C'est gagnant, gagnant, et les liens se tissent inévitablement entre le soignant et son bénéficiaire, même si c'est un travail ou l'on demande toujours un grand professionnalisme, c'est pas évident de rester seulement dans le cadre de ce que l'on doit faire.

  Comment ça se passe quand sa maladie devient handicapante? Tout d'abords, les handicapés ont le droits à tout dans ce pays, ce qui est quand même une bonne nouvelle. Le milieu avec sa famille est d'abords priorisé, la famille a aussi le droit à pleins de services pour facilité la tâche, il y a des ressources financière. La personne s'inscrit d'abord dans une liste d'attente avec le clsc, ensuite tout dépend de la gravité de votre état (au niveau de la rapidité pour les services, et au niveau de la quantité de services auxquels vous avez droit).

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